Tissée par Yaira Loperena.
Yaira Loperena tisse Zaku pendant quatre semaines dans sa communauté de la Sierra Nevada. Ce motif de la montée de la vie — des lignes qui s’élèvent, qui ne s’arrêtent pas — elle le pratique depuis longtemps. Ici, sur une grande surface carrée (29 centimètres sur 29), elle lui donne plus d’espace pour se déployer.
La trama produit des lignes ascendantes dont le rythme est légèrement plus espacé que dans Ziru — comme si chaque étape de la croissance avait besoin de place pour respirer. Le fique naturel est dense et chaleureux. La sangle de 110 centimètres convient à un port décontracté. Avec 465 grammes, Zaku peut tenir une journée entière de contenu.
Dans la philosophie Wiwa, la vie est une ascension. La Sierra Nevada en est la métaphore géographique la plus directe : une montagne qui s’élève du niveau de la mer jusqu’à 5 775 mètres (le pic Cristóbal Colón), traversant tous les étages de la végétation, tous les états de l’atmosphère. Pour les Damana, cette verticalité est aussi celle de l’existence humaine — une montée continue, sans retour en arrière, vers une compréhension plus juste du Sé. Zaku porte cette aspiration dans la direction de ses lignes : toujours vers le haut.
« La vie qui monte, c'est pareil pour les personnes et pour les plantes. Elles poussent vers le haut. C'est la seule direction qui compte. »
— Yaira Loperena, tisseuse Wiwa



