Collection Wayuu
Dans le désert côtier de La Guajira, entre la mer des Caraïbes et le sable ocre, les femmes Wayuu tissent depuis des générations. Leurs mochilas (sacs traditionnels) — couleurs vives et géométries chargées de sens — sont des œuvres d'identité et de mémoire.
Découvrir les pièces ↓0 pièces · 0 disponibles
Le susu, geste de toute une vie.
Appelé susu en wayuunaiki, le sac wayuu se transmet de mère en fille lors de l'encierro — le confinement rituel qui marque l'entrée des jeunes filles dans l'âge adulte. Le crochet a été introduit à l'époque coloniale par les missionnaires espagnoles ; les femmes wayuu ont retourné cet outil étranger pour y inscrire leur propre répertoire de motifs géométriques, les kanas, vocabulaire visuel ancestral dont chaque forme porte un sens cosmologique, naturel ou familial.
La collection Wayuu arrive à la mi-juin.
Les premières pièces sont en cours de tissage dans la péninsule de La Guajira. Laissez-nous votre contact pour être notifié à l'ouverture.
Me prévenir à l'ouverture →Un vocabulaire visuel ancestral.
Voici six motifs documentés du corpus traditionnel wayuu — un répertoire qui compte trente-deux symboles ancestraux, rassemblés en 1989 par l'anthropologue Martha Ramírez Zapata. Chaque kana est une abstraction géométrique d'une réalité quotidienne du désert.
Le peuple Wayuu, tisseuses du désert
Les Wayuu vivent dans la péninsule de La Guajira, vaste désert côtier qui chevauche la Colombie et le Venezuela. Avec plus de trois cent mille membres, ils forment l'un des peuples indigènes les plus nombreux d'Amérique du Sud, et l'un des rares à n'avoir jamais été conquis par les Espagnols.
Une société matrilinéaire
Chez les Wayuu, ce sont les femmes qui détiennent l'autorité culturelle et économique au sein du clan (apüshii). Le tissage est au cœur de cette transmission féminine : selon la mythologie, c'est l'araignée Wale'kerü qui aurait enseigné aux jeunes filles l'art du crochet — un savoir qu'elles devaient maîtriser avant d'être en âge de se marier.
Le crochet et les motifs kanas
La mochila Wayuu — appelée susu en wayuunaiki — est réalisée au crochet, dans des fils colorés de coton ou d'acrylique. Sa surface est couverte de motifs géométriques nommés kanas : chacun porte un sens cosmologique, naturel ou familial — les vagues de la mer, le chemin de la pluie, l'étoile guidante, l'empreinte du bétail, le clan d'origine de la tisseuse. Plus de cent motifs traditionnels coexistent, transmis oralement de mère en fille.
Wale'kerü, l'araignée tisseuse
Selon la mythologie wayuu, c'est l'araignée Wale'kerü qui enseigna le tissage aux jeunes filles, en échange de quoi elles devaient maîtriser l'art du crochet avant d'être en âge de se marier. Le mythe dit qu'elle apparaît toujours après l'hiver, lorsque l'air fraîchit, et que c'est dans la perfection de son nid que se manifestent les premières figures géométriques de l'esthétique wayuu.
Couleurs solaires, géométries vives
Là où l'esthétique Wiwa cultive la sobriété, les Wayuu déploient une géométrie chromatique solaire : rouges profonds, jaunes safran, bleus de mer, verts du désert après la pluie. Chaque mochila demande entre trois et six semaines de tissage. Elle se porte en bandoulière longue, traversant le buste — une signature qui voyage du désert de La Guajira jusqu'aux capitales du monde.
Collection Wiwa.
Tissages traditionnel, palette de la terre. La pratique ancestrale du peuple Wiwa de la Sierra Nevada.
Voir la collection Wiwa →Une question, une demande de photos ?
Écrivez-nous sur WhatsApp →